L’exposition des métaphotos de Jean-François Rauzier

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Partie de la principale hyperphoto de l’exposition carioca : Vedute RJ1

On y est presque. Notre projet de réaliser trois hommages visuels aux trois capitales de Brésil; Rio de Janeiro, Brasilia et Salvador de Bahia, avec la complicité artistique du photographe Jean-François Rauzier est bien parti.

La 1ère ouverture est fixée le 18 aout prochain au Museu Historico Nacional à Rio de Janeiro avec 31 photos dont onze au format 300x180cm. Je souhaite qu’il y ait la meta-expo, c’est à dire une exposition à Sao Paulo en 2017 qui présente toutes les oeuvres de Rauzier créées et exposées dans les trois capitales du Brésil.

Le destin m’a permis de découvrir, ce que j’ai rapidement nommé les métaphotos de Jean-François Rauzier lors de la remise du prix Eurazeo de la meilleure photo. Une grande photo qui contient des milliers de clichés différents du même sujet.

JFR2J’ai très vite revu Jean-François Rauzier pour échanger des idées presque tous les mois, durant des heures, autour d’une table gourmande. C’est ainsi que nous avons imaginé le concept de l’exposition “Arches” pour sauver autrement la vie, et l’humanité, avec ses œuvres géniales et maléfiques, grâce à des ballons gonflables en position géostationnaire au dessus de jolis nuages blancs comme dans l’hyperphoto : “Espoir22”.
Alors, j’ai rapidement proposé à Jean-François Rauzier de venir photographier le pays du sourire, celui de mon cœur depuis ma coopération à Rio en 1984, en commençant par un hommage aux 450 années de la ville brésilienne la plus connue dans le monde. J’avais l’inspiration que Jean-François Rauzier pouvait renverser le paradigme séculaire des favelas sur les collines et des palais devant l’eau. La “veduta de Rio”, “hiperfoto” choisie pour illustrer cette première exposition d’un cycle de capitales brésiliennes illustres, superpose les églises et les palais plus ou moins connus de la ville merveilleuse, dont celui du baron Maua à Tijuca. Alors que “Hipercomunidade” est une photo qui expose les toits de la favela apaisée do Alemao, sur un terrain plat.

J’attire votre attention sur la photo où le Christ est couché sur “Hipercomunidade”, comme s’il rejoignait son ombre ou quittait sa rectitude rayonnante pour vouloir s’allonger dans un “abraço” éternel avec les cariocas.

Enfin, je vous invite à rechercher dans cette exposition carioca la métaphore d’une poésie, qui rythme une émotion musicale dans ces “hiperfotos” qui jouent avec notre mémoire dans un jeu que les cubistes avaient inventé il y a un siècle, et que Rauzier pixélise dans une renaissance digitale et connectée, comme la photo de la “biblioteca nacional”, visible pour le moment sur le site internet.

Les tirages des 31 hyperphotos ont débuté à Sao Paulo en ce début juillet. Nous sommes actuellement dédié à finaliser le folder et le catalogue couleur de l’exposition.